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Publié le lundi 19 novembre 2012
Résumé

Le secteur financier travaille à un "programme de soins" pour permettre aux employés touchés par un licenciement collectif d’alléger leur crédit hypothécaire. Actuellement, tous ceux qui en éprouvent le besoin peuvent faire adapter les conditions de leur crédit logement.

Le secteur financier travaille à un "programme de soins" pour permettre aux employés touchés par un licenciement collectif d’alléger leur crédit hypothécaire. Actuellement, tous ceux qui en éprouvent le besoin peuvent faire adapter les conditions de leur crédit logement.

L’Espagne nous a apporté la preuve dramatique qu’une crise économique pouvait être à l’origine de véritables drames humains. Le pays est touché par une vague de suicides de personnes expulsées de leur maison car elles ne savaient plus rembourser leur emprunt. En réaction, les banques espagnoles ont décidé de geler ces expulsions pendant les deux prochaines années.
Heureusement, chez nous, cela ne se passe pas comme ça. Depuis des années déjà, le nombre de propriétaires accusant des retards de paiement pour leur crédit hypothécaire est stable: 1,1% sur 2,7 millions de crédits hypothécaires en cours. Les personnes en difficultés ne sont en outre pas contraintes par leur banque de vendre leur maison en vente publique. Toutefois, chez nous aussi des nuages noirs s’accumulent dans un ciel déjà passablement chargé: annonces de faillite, fermetures d’entreprises, licenciements collectifs...
Dans les prochains mois, on verra si ces tristes nouvelles influencent le nombre de défauts de paiement. A la demande du gouvernement flamand, le secteur financier fait le maximum pour l’éviter. Suite à l’annonce de Ford Genk, il a mis en place un système pour les victimes de licenciements collectifs. "Ce n’est pas un exercice unique, mais un mécanisme universel que nous avons l’intention d’activer si de telles situations venaient à se répéter", explique Michel Vermaerke, administrateur délégué de la fédération des banques (Febelfin). Lequel a également entamé des discussions avec les autorités francophones pour trouver des solutions de financement à long terme