Bonjour Copro
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Publié le mardi 21 février 2012
Résumé

Que ce soit à Paris, Montréal ou à Bruxelles ou encore ailleurs, la profession de syndic ou de gestionnaire s’organise, s’améliore, se perfectionne à travers une multitude d’initiatives.    

Que ce soit à Paris, Montréal ou à Bruxelles ou encore ailleurs, la profession de syndic ou de gestionnaire s’organise, s’améliore, se perfectionne à travers une multitude d’initiatives.

 

 

L’objectif est donc avant tout de permettre aux consommateurs finaux, à savoir les copropriétaires, de bénéficier de services de qualité visant à assurer la pérennité de leur patrimoine mais également de vivre ensemble au sein d’un collectif qui de par nature s’oppose aux racines de notre individualisme occidental.

La tâche est loin d’être aisée pour une profession qui trop souvent et à travers les trois pays cités a été embourbée dans des conflits corporatistes qui sont devenus totalement obsolètes au vu des impératifs liés aux développements des villes.

Alors que les législations respectives, et c’est un premier succès,  ont permis de mettre en place des processus juridiques de fonctionnement des associations de copropriétaires en leur accordant la qualité de personne morale, il convient à présent de valoriser ses acteurs et avant tout le pilier central de l’organisation à savoir le gestionnaire.

Il aurait été trop simple de croire qu’il suffisait de la rédaction d’une loi, de règlements ou encore de normes de construction pour atteindre l’objectif. C’était oublier l’humain, ses différentes perceptions, ses besoins et ses intérêts tellement opposés au sein d’un microcosme qu’est la copropriété.

Gérer une copropriété veut dire non seulement connaître son cadre de fonctionnement mais  également en percevoir ses spécificités et ses occupants et seul le gestionnaire en est capable par sa vision globale qu’il a de la communauté et de son esprit.

Ainsi deux immeubles similaires pourront avoir des politiques de gestion différentes mais  seul le gestionnaire par ses qualités professionnelles pourra établir les limites dans lesquelles les copropriétaires ou les organes décisionnels peuvent établir un choix.

Il sera d’autant plus écouté que par ses compétences, son sens de l’écoute, son expérience, il parvient avant tout à définir et surtout à faire comprendre son utilité mais également à mettre en valeur la plus value apportée à la gestion de l’immeuble.

Il n’existe pas plus de mauvais gestionnaires québécois qu’ailleurs, comme il n’existe pas plus de mauvais avocats, notaires, entrepreneurs à Bruxelles qu’ailleurs dans le monde, le gestionnaire québécois doit peut être améliorer son image et surtout mieux faire connaître ses compétences.

Très rapidement et avec l’accroissement du nombre de nouveaux condos, le métier de gestionnaire se valorisera de manière automatique. Les gestionnaires ont ainsi aujourd’hui une réelle opportunité de pouvoir définir dès à présent un modèle de gestion idéale des condos, de pouvoir s’exprimer afin de valoriser leur expérience , de rechercher des techniques performantes de communication, de mettre en valeur leur know how et d’être considéré comme des acteurs de référence en vue d’améliorer les conditions d’occupation des logements pour valoriser la vie en communauté  .

Il convient de rappeler que le développement durable ne se limite pas à des aspects de respect de l’environnement mais bien à insuffler une idée de collectivité  et là le gestionnaire ou le syndic a un rôle très important à assumer.

Gestionnaire Québécoissi au delà des clivages sectoriels vous parvenez par des échanges informels entre gestionnaires, dans un premier temps,  et par la rédaction d’une charte de bonnes pratiques dans un second temps à vous réunir, vous ferez le premier pas pour déterminer vous même les objectifs de l’excellence professionnelle à atteindre.

Et si il est incontestable que l’assistance de notaires, d’avocats ou de tout autre corps de métier du secteur est utile sinon nécessaire, l’art du métier sera défini par les gestionnaires professionnels eux mêmes.

Au delà des systèmes juridiques différents, une copropriété à Bruxelles ou à Montréal se gère de la même manière, l’attente des copropriétaires est la même et les réactions en cas d’événement accidentel sont  identiques.

Tous  demanderont une intervention urgente, rapide et efficace de nature à ne pas altérer leur quotidien.  Le gestionnaire devra ainsi devenir alors  successivement  ou de manière simultanée de préférence, serrurier,  pompierarchitecteingénieur, plombier, juriste, psychologue, financier  et dans l’hypothèse ou il  y parvient à résoudre le problème, le copropriétaire lésé estimera après l’incident que tout aurait pu être évité si le gestionnaire avait été  quelque peu « pro actif ».

Et alors que le corps de métier sera considéré comme le messie, le gestionnaire n’aura droit que rarement à des remerciements.. Pourquoi d’ailleurs lui en donner car c’est son métier ?

 

Autre similitude d’importance… le renouvellement du mandat.

 

En France et en Belgique, la question sera posée en assemblée générale.. Unique métier d’ailleurs où l’évaluation des services se déroule en public, le syndic devra justifier bien entendu les retards éventuels dans les actions des corps de métier choisis par l’assemblée générale, corps de métier qui seront absents à cette réunion.

 

Mais que dire du Québec où quelques copropriétaires nommés administrateurs peuvent renoncer aux services du gestionnaire pour des motifs peut-être non objectifs. La tâche n’est pas évidente.

 

Toutes ces similitudes justifient qu’il convient d’établir sinon d’encore de raffermir des échanges entre les professionnels internationaux du secteur, échanges qui doivent dépasser la sphère juridique en vue d’atteindre un standard de processus de fonctionnementd’administrations des copropriétés, un processus de fond s’attachant à définir une autre manière de vivre en copropriété.