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Publié le mercredi 07 septembre 2011
Résumé

Comme vous le savez (voir les très nombreux articles de Le Cri), le SNP se mobilise depuis des années pour défendre les intérêts des propriétaires à l’égard des constructeurs d’ascenseurs.  

Comme vous le savez (voir les très nombreux articles de Le Cri), le SNP se mobilise depuis des années pour défendre les intérêts des propriétaires à l’égard des constructeurs d’ascenseurs.

 

La négociation de l’Arrêté Royal du 9 mars 2003 sur la modernisation des ascenseurs fut un véritable pugilat où les représentants de votre syndicat se sont heurtés à la mauvaise foi des grands constructeurs d’ascenseurs. Le groupe de travail était présidé par un employé de SCHINDLER, les PV de réunion étaient systématiquement biaisés et il fallait lutter pied à pied pour « rectifier le tir ». Malgré cela, le SNP est parvenu, notamment, à faire admettre le principe de réalisation d’une analyse de risques, en lieu et place de la vérification pure et simple de la conformité des ascenseurs avec des normes conçues pour des ascenseurs neufs (la fameuse « check list »), qui devait inévitablement mener à imposer des travaux excessivement importants pour la majorité des ascenseurs.

C’était sans compter avec la duplicité des représentants du secteur qui, « par la bande » sont parvenus dans un premier temps à réintroduire, par le biais d’une circulaire ministérielle, l’obligation de recourir à la check list en lieu et place d’une analyse de risques.

Ce fut l’occasion d’un nouveau combat pour le SNP et les autres associations de défense des propriétaires. Finalement, le Ministre compétent a changé la circulaire et réintroduit la possibilité de recourir à l’analyse de risques selon la méthode Kinney.

Force est néanmoins de constater que les organismes de contrôle des ascenseurs (les SECT) se font généralement tirer l’oreille pour recourir à cette technique qui est pourtant susceptible de diminuer la facture de modernisation des ascenseurs.

 

Le SNP continue de contester dans son ensemble l’arrêté royal sur la modernisation des ascenseurs, tant dans son principe que dans son application, notamment pour les raisons suivantes :
 

D’une part, il n’est pas certain que « modernisation » rime nécessairement avec « augmentation de la sécurité ». Il faut d’ailleurs relativiser le danger présenté par les ascenseurs : les statistiques font état d’un mort par an, soit un mort de trop, c’est entendu mais cela justifie-t-il l’énorme effort demandé aux propriétaires ? Par ailleurs, une partie importante des mesures préconisées est en fait destinée à assurer la sécurité du personnel des sociétés d’ascenseurs appelé à intervenir sur ceux-ci : ne faudrait-il pas que ces mesures soient prises en charge par les constructeurs eux-mêmes ?

 

D’autre part, les constructeurs d’ascenseurs ont été condamnés à des amendes astronomiques par l’UE, pour cause d’entente illégale sur les prix. En clair, cela signifie que tous les consommateurs concernés ont payé pendant des années des prix artificiellement gonflés pour toutes les interventions relatives à des ascenseurs. Comme les prix n’ont pas baissé depuis cette condamnation, on se demande ce qu’il en est aujourd’hui … D’une manière générale, la facture de « modernisation » reste astronomique, tout au moins si c’est un des « quatre grands » qui effectue l’opération.

Enfin, il est de plus en plus clair que les délais prévus par l’Arrêté Royal ne pourront pas, matériellement, être respectés vu le nombre d’ascenseurs concernés.

 

Parmi les opposants à l’arrêté royal, on compte le « COMITE CONTRE LA MODERNISATION OBLIGATOIRE DES ASCENSEURS » qui était le partenaire du SNP dans différentes étapes du combat évoqué ci-dessus. Le Comité a obtenu une entrevue avec le Ministre Magnette, entrevue qui aura lieu le 13 septembre prochain.

A cette occasion, le SNP a envoyé au Ministre la lettre qui figure en annexe au présent courriel.

 

A VOTRE TOUR D’ENTRER EN SCENE ! NOUS VOUS SUGGERONS D’ADRESSER UN MESSAGE AU MINISTRE AUX  ADRESSES SUIVANTES : info@magnette.fgov.be ; paul.magnette@magnette.fgov.be  avec copie au SNP.

Il s’agit de lui demander de revoir fondamentalement l’arrêté royal du 9 mars 2003 et en tout cas de reporter les échéances (2013 et 2018 selon les travaux à réaliser) qui ne pourront de toute façon pas être respectées.

 

Comme toujours, nous ne vous communiquons pas de lettre type mais nous vous demandons de formuler vous-même votre message car c’est bien plus efficace.

 

Nous vous remercions d’avance pour votre intervention. Espérons que, tous ensemble, nous parviendrons à faire prévaloir la voix du bon sens !

 

 

LE SNP.