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Publié le vendredi 22 février 2013
Résumé

La « valeur verte » dont il est parfois question dans « ecocopro.com » fait  l’objet de quelques études comparatives en Europe: Par comparaison avec le secteur des maisons individuelles, la décision de rénover énergétiquement, chez les propriétaires de bâtiments collectifs d’habitation, tient davantage à une recherche de valorisation patrimoniale voire de location facilitée (France, Allemagne et dans une moindre mesure Espagne). Les propriétaires cherchent un critère de qualité sur le marché de l’immobilier.

La « valeur verte » dont il est parfois question dans « ecocopro.com » fait  l’objet de quelques études comparatives en Europe:

Par comparaison avec le secteur des maisons individuelles, la décision de rénover énergétiquement, chez les propriétaires de bâtiments collectifs d’habitation, tient davantage à une recherche de valorisation patrimoniale voire de location facilitée (France, Allemagne et dans une moindre mesure Espagne).
Les propriétaires cherchent un critère de qualité sur le marché de l’immobilier.

Ils voient en outre dans ce type de rénovation (énergétique) une opportunité pour louer plus facilement leur logement, les locataires pouvant être sensibles au fait d’avoir des factures d’énergie peu élevées pour un confort thermique équivalent voire supérieur.

La réduction de la facture apparaît comme une motivation première dans un seul cas (italien), et il est intéressant de relever que c’est précisément un cas où le propriétaire habite l’immeuble.

Enfin, sur ce segment, la dimension environnementale de la démarche joue généralement un rôle secondaire.

Dans les cas où cet aspect est valorisé, les propriétaires sont le plus souvent sensibles à la dimension environnementale de la démarche, sans pour autant que cela soit l’élément déclencheur de la prise en compte des aspects énergétiques.

Une exception notable apparaît toutefois dans les cas d’étude italiens, où le projet de rénovation s’inscrit clairement dans une démarche environnementale, appréhendée autant sous l’aspect symbolique que pratique.

Les aspects énergétiques apparaissent alors comme « sous-produit » (composante) d’une démarche qui vise à répondre avant tout à un système de valeurs (valeurs de responsabilité environnementale principalement).

Dans ce cadre, on observe, sur deux projets, la volonté de réduire les consommations énergétiques non seulement au niveau de l’utilisation du bâtiment mais également au niveau de la construction du bâtiment (énergie grise du bâtiment).

Le symbole de statut social qui peut être attribué à la certification énergétique du lieu de résidence, dans certaines régions, a également joué un rôle important dans les cas d’études du Nord de l’Italie et dans deux cas d’étude allemands.

Une personne interviewée en Italie explique qu’il s’agit d’une région où la certification « Casa Clima » est devenue un symbole social pour les gens, comme il était une fois le fait d’avoir la voiture Mercedes dans son propre garage.

Parfois, on a volé la plaque de certains bâtiments .

Dans les deux cas d’études italiens concernés, le propriétaire habite (ou devait habiter) le bâtiment rénové, ce qui explique l’importance accordée au statut social de la rénovation.

Les propriétaires de logements en copropriété ont dans certains cas été sensibles à la possibilité de réduire la facture d’énergie pour eux-mêmes ou pour leurs locataires (France, Suisse, Allemagne), à la possibilité d’augmenter le confort (Espagne, France) et/ou aux co-bénéfices environnementaux associés à la réduction des consommations d’énergie (Allemagne).

Le fait que la rénovation énergétique soit associée dans un cas d’étude espagnol à une recherche de confort résulte tout de même d’une situation un peu particulière :

la construction initiale ne répondait pas aux besoins de confort basiques, des problèmes de condensation ont été relevés sur les parois extérieures, l’isolation est alors apparue comme une solution requise.

Enfin, en Suisse, en Allemagne et en Italie, on a, dans certains cas d’études, des propriétaires dont le métier est en lien avec le secteur de la rénovation énergétique.

On compte parmi les propriétaires rencontrés deux ingénieurs conseils en énergie.

Pour ces deux propriétaires, la fonction exercée a favorisé une plus grande identification au thème de l’énergie et l’attrait de la technique a joué un rôle important dans la décision de rénover énergétiquement.

On compte également parmi les propriétaires deux personnes travaillant pour l’administration locale et ayant, de par leur fonction, une culture environnementale ou énergétique, et un très bonne connaissance des dispositifs d’aides financières.

Cela a également facilité l’identification au thème de l’énergie.